Sorti en 1989 sur Master System, ce jeu est la suite directe de Wonderboy in Monster Land. Le jeu commence par le boss de fin du jeu précédent, mais le boss de fin n'accepte pas sa défaite si facilement...

Graphismes : 19/20
Pour la console les graphismes sont magnifiques, tout est très coloré et cartoonesque. Les différentes transformations sont très drôles. Les différents monstres et boss ont droit au même traitement, et nous feront rire plus d'une fois.
Un élément rarissime est que le héro tiendra toujours sont épée de la main droite, donc les sprites sont différents que l'on regarde à gauche ou à droite.
L'animation est sans faille, pas de ralentissement à signaler.

Scénario : -/20
On pourrait parler d'un synopsis de départ mais difficile de parler de scénario dans ce type de jeu...
Le boss de fin du jeu précédent est le premier boss ici. Votre personnage est équipé comme un dieu, et si vous perdez le combat c'est que vous êtes vraiment nul...
A la défaite du mecha dragon vous verrez une flamme bleue qui cherchera à vous toucher, bien sûr vous serez obligé de la toucher pour passer à la suite. Quand cette dernière vous touche vous vous retrouverez transformé en un lézard tout laid. Vous comprendrez que l'objectif est de retrouver son apparence humaine.
C'est tout pour le scénario, c'est très très léger, même si au fond ce n'est pas le plus important.

Jouabilité : 19/20
La maniabilité est vraiment agréable, les déplacements et sauts sont souples, les différentes transformations apportent beaucoup en terme de variété de gameplay.
L'ensemble du jeu est très facile à prendre en main, l'usage des magies et de l'équipement se fait de manière naturelle.

Système de jeu : 20/20
Le jeu se présente comme un jeu de type RPG/plateforme, à l'obtention d'une transformation vous pourrez accéder à une nouvelle zone, qui vous conduira à un donjon, puis un boss, qui à son tour vous transformera à nouveau.
Il arrivera de devoir se transformer pendant un donjon, des salles de transformation sont disponibles et permettent de switcher à volonté entre toutes les transformations déjà obtenues.
Les ennemis vous lootent de l'or, des coeurs pour vous soigner, des elixirs, des pierres de charme ou des magies, et parfois même des armes.
Les armes peuvent être obtenues dans des boutiques, à condition d'avoir le charisme nécessaire. Ce dernier dépend de votre transformation, de votre équipement actuel et du nombre de pierres de charme obtenues. Cette méthode oblige à progresser de façon régulière et de ne pas pouvoir acheter dès le début des armes trop puissantes.
Les coeurs de vie sont au nombre de 1 au début et vous pourrez en avoir jusqu'à 8 au total.
Le jeu regorge de portes cachées et autres passages secrets, vous le découvrirez par vous même.
Le niveau des monstres est reconnaissable via leur couleur (pour la plupart d'entre eux en tout cas), rouge pour les faibles, vert pour les moyens et bleu pour les balèses.

Psychologie des personnages : -/20
Ce serait un non-sens de noter ce critère, car il n'y a ni dialogue, ni cut-scene (sauf celle du début ou le château s'éffondre).

Musique : 20/20
Les thèmes musicaux sont vraiment excellents, bien que peu nombreux, les bruitages sont très bons aussi. Dommage que peu de jeux sur la console aient un tel niveau de qualité...

Durée de vie : 16/20
Le jeu n'a pas une durée de vie énorme si on trace en ligne droite, mais si on souhaite tous les coeurs et équipements ce sera un peu plus long. Heureusement que les password sont présents dans ce cas car finir le jeu en une fois demande du temps devant soi.
La rejouabilité est énorme vu comment le jeu est fun.

Conclusion : 19/20
Voici un jeu d'un qualité rare, qui n'a pas d'équivalent sur la console. Ce jeu a tellement marqué les joueurs qu'un remake du jeu est sorti en 2017, avec le gameplay d'origine préservé, et avec une option 8 bits.
Si je ne devais avoir qu'un seul jeu sur cette console ce serait celui là et pas un autre.


Ca sent le boss de fin là... Sous le sunlight des tropiques ! Une amère victoire